L’HORREUR ! ENCORE ET ENCORE …

  • Mordekhaï BENSOUSSAN
L’HORREUR ! ENCORE ET ENCORE …

Ces images de cette foule qui s’enfuit pour échapper à ce camion fou ; ces corps déchiquetés que les télés nationales n’ont pas voulu montrer et qui ont été diffusées sur le net ; cette Prom désertée transformée en scène de guerre : tout cela me bouleverse, me choque au plus haut point. Moi qui ai tellement connu cette belle « Baie des Anges », qui ai déambulé avec ma famille sur cette Promenade des Anglais, connue de tous, je n’imagine pas qu’elle ait pu être transformée en chaos, un soir clair de 14 juillet. Quelle horreur ! Quelle lâcheté cruelle, inhumaine ! Et encore Daesh qui se profile derrière la terreur. Sans pitié, sans sentiment humain élémentaire, le poids lourd conduit par un fou enragé, a écrasé, écrabouillé, démembré, arraché la vie à des hommes, des femmes et des enfants, sans distinction aucune. Fonçant dans la foule ds promeneurs, le terroriste a de nouveau agi selon les méthodes hélas bien connues à présent, préconisées par les chefs assassins de Daesh, qu’il ne connaissait même pas. Voici un nouveau mode opératoire de tuer en France, mais que l’on connait depuis fort longtemps en Israël. Il aura fallu des années pour que le monde connaisse l’enfer qu’Israël avait connu dans les années noires du terrorisme palestinien urbain. Il semble donc que la France est rentrée dans une guerre durable que lui a déclarée l’E.I. et qu’il faille maintenant, apprendre à vivre avec. Aucun endroit ne sera à l’abri ; personne ne sera préservé. Il en sera ainsi pour longtemps.

Mais quelles en sont les raisons réelles, profondes ? Le bombardement sporadique des positions islamistes en Syrie et en Irak ? Soyons sérieux ! La Russie à elle seule accomplit bien plus de travail d’éradication que tous les pays impliqués dans le conflit, les USA compris. Mais ils n’ont pas d’attentat de masse tous les six mois ! On a décrété l’état d’urgence prolongée deux fois : mais quelle efficacité a-t-il ? Durant des mois d’état d’urgence, on a connu trois mois de manifestations syndicales, de blocages des raffineries, de violences contre les forces de l’ordre, de saccages de bien publics, l’assassinat de deux officiers de police et un méga attentat : pouvez-vous me dire à quoi ça sert « l’état d’urgence » ? On prend l’habitude de voir l’exécutif se mettre au garde à vous, la mine grave et défaite, dans des cérémonies officielles, dans des minutes de silence, dans des hommages aux victimes : et alors ? Il fait quoi à part en appeler à l’unité nationale et « à la dignité ». Les mesurettes ridicules annoncées en grande pompe, sont totalement inefficaces, dépassées, obsolètes, inadaptées, ridicules devant l’ampleur du désastre. On nous propose de soigner la gangrène avec de l’aspirine : c’est honteux eu égard aux malheureuses victimes, aux innombrables blessés, aux proches qui pleurent la mort de leurs enfants ou de leurs parents, à une nation éplorée qui ne comprend pas ce qui lui arrive et qui perd ses repères. Pas un chef qui se dresse pour la guider dans la nuit ; pas de décisions rassurantes qui puissent laisser entrevoir que les choses vont changer, vont s’apaiser. A la Churchill, ils déclarent que désormais chacun est responsable de la sécurité, car celle-ci est l’affaire de tous. Des larmes et du sang : voilà ce qu’il faut prévoir. Oui mais tout le monde n’est pas Churchill ! Cette guerre est là parce qu’on n’a pas su l’éviter, la maîtriser, la contrôler. On a agi avec insouciance et négligence, à tous les échelons du pouvoir, croyant que cela n’arrivera que chez les autres. On a nourri dans notre sein des serpents venimeux, on a gardé des bêtes sauvages qui n’attendaient que le bon moment pour attaquer et dévorer. On a laissé aller et venir, avec une tolérance ahurissante, des individus dangereux qui préparaient des carnages, sans lever le petit doigt. Les frontières passoires ont permis à ces assassins de passer et de repasser, de s’organiser, de repérer et de se préparer aux attentats. La France déplore à ce jour près de deux cent cinquante morts en un an et demi, et pas un ministre, pas un seul chef de police, pas le moindre chef de service de sécurité ne se sent responsable au point de démissionner. Non ! En France on ne démissionne pas, c’est bien connu. On est responsable mais pas coupable. Aberrant ! Révoltant ! Et lorsque des voix se font entendre pour dénoncer les dysfonctionnements criants de l’Etat, on leur exige de la dignité et de la solidarité. Foin de tous ces beaux mots, de ces belles idées remâchées qui ne veulent plus rien dire. Les ennemis qui attaquent la France aujourd’hui, avec rage et détermination, n’ont que faire de tuer des touristes ou des français, des musulmans ou des chrétiens, des enfants ou des vieillards : c’est le chiffre final qui les importe, combien de morts auront-ils provoqués.

Parler de liberté, de fraternité, de vivre ensemble, d’unité ne fait que prouver une fois de plus, que les décideurs sont à l’ouest, déphasés et inefficaces devant le danger, bien réel et terriblement effrayant. Le cancer ronge depuis longtemps la nation française, et contre cela il faut les grands moyens. Y a-t-il un médecin dans la salle ??

victoria 27/07/2016 13:07

c'est vraiment atroce ce qui se passe dans le monde .. toute cette haine pour rien ! une pensée au familles des victimes

Michael 19/07/2016 06:35

"Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai rien dit parce que je n'était pas juif. Et quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour me défendre" (pasteur Martin Niemöller).
Quand, depuis quelques décennies, l'antisémitisme s'est affirmé en France de manière de plus en plus visible, décomplexée, personne n'a rien dit parce que les juifs ne représentent après tout que 1 % de la population française. Aujourd'hui, c'est toute la société française qui est touchée par la même haine issue d'une idéologie totalitaire, expansionniste, impérialiste, une idéologie mortifère et fascisante qu'il est politiquement correct de ne pas nommer.
Cette idéologie est certes appliquée par DAESH, mais également par d'autres groupes terroristes tous condamnés par la France. Tous ? Non, pas vraiment : le HAMAS (dont l'un des dirigeants a affirmé "Nous aimons la mort autant que les Juifs aiment la vie"...) continue de bénéficier d'une impunité, voire d'une certaine bienveillance d'une partie de la classe politique et de la population françaises. Comment un médecin lui-même schizophrène peut-il soigner une psychose délirante ? Tant que la France ne reconnaîtra pas la racine du mal, comment le soignera-t-elle ? Non décidément, nous ne sommes pas encore prêts à trouver un médecin dans la salle...

Michel ASSOUN 18/07/2016 18:01

Notre Liberté est chère. Infiniment. Elle est notre droit fondamental.
Mais tout droit impose respect d'un devoir.
Le corollaire de ce droit a été formulé voila plus de deux siècles et n'est pas négociable :
Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.
Et c'est là tout !

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