Guerre et Paix

  • Mordekhaï BENSOUSSAN
Guerre et Paix

Notre époque tourmentée et meurtrie par les guerres et les conflits en tous genres, qui ensanglantent la planète, nous impose une réflexion sur le thème de la guerre et celui de la paix. Alors que la guerre est très facile à définir et, hélas, à illustrer, la paix reste, quant à elle, une notion très abstraite et vague. Tous les hommes ont ce mot à la bouche, sans avoir la moindre idée de sa définition et encore moins de la mettre en application. Pour les uns, la paix serait un état de non belligérance et de calme aux frontières, pour les autres, ce devrait être une situation de concorde et de fraternité entre deux nations au passé conflictuel.

Notre section Ki tetsé, vient établir certaines règles qui doivent être en vigueur même en temps de guerre. S’il est vrai que la guerre crée une situation exceptionnelle qui peut faire croire que tout y est permis, il est tout aussi vrai que la Torah veut qu’Israël garde sa dignité et sa spécificité, précisément dans un contexte permissif. Même en temps de guerre, il existe des lois, des règles et même une certaine éthique que l’on se doit de respecter. Le soldat d’Israël reste le même homme même pendant la guerre, attaché à ses valeurs et à sa tradition qui lui commandent un comportement moral digne de son peuple. Il ne lui est pas permis de tout faire et ses interdits moraux restent en vigueur pendant la guerre. La moindre défaillance ou faiblesse serait lourde de conséquences.

Quand on apprend avec effarement ce que les terroristes de Daesh s’autorisent à faire sur les populations qu’ils asservissent, qu’elles soient yazidis, sunnites ou chiites en Irak et en Syrie, on est en droit de se demander jusqu’où l’on peut laisser faire les exactions, les sévices et les massacres que l’on se permet de commettre en temps de guerre. La conception de ces sauvages de la guerre n’est évidemment pas la nôtre, et l’occident en général, s’est doté d’accords internationaux, de Genève notamment, pour réglementer les comportements des soldats en temps de guerre. Encore faut-il rappeler que les nazis, en leur temps, ne s’étaient jamais privés de transgresser ces « Accords de Genève » de façon flagrante, malgré leurs apparences faussement civilisées et respectueuses de la Crix Rouge. Ainsi, tirer sur un parachutiste qui est encore dans les airs, est un acte interdit par ces accords ; dites cela à ceux qui ont sauté en 1944 sur la Normandie.

Cette vérité est tout à fait d’actualité aujourd’hui, où l’on se permet de remettre en cause la moralité des soldats d’Israël, leur humanité et leur éthique, durant les guerres que l’Etat d’Israël se voit contraint de mener, soit pour se défendre, soit pour faire cesser des constants bombardements de missiles ou d’obus de mortier sur son territoire. Un soldat d’Israël ne peut se livrer au pillage, à la torture, à la violence arbitraire sur des femmes et des enfants. Riche de ses valeurs éthiques et fort de son bon droit, il ne peut que se montrer digne et magnanime envers ceux parmi ses ennemis qui ne menacent pas directement sa vie. En cela, il se distingue fondamentalement des exactions commises par ses ennemis, et s’en trouve grandi. Les soldat d’Israël, et bien sûr jusqu’à nos jours, est un homme probe et pétri des valeurs éternelles de la Torah, à des années lumière de ce que l’on a vu et que l’on voit dans les armées des nations étrangères. Même face à des armées sauvages, à des hordes d’assassins qui n’hésitent pas à massacrer sans discernement, le soldat d’Israël reste digne et respectueux de ses lois, de ses principes moraux et éthiques. Combien sont morts lors de combats rapprochés et ciblés, afin de ne pas bombarder aveuglément des villages ou des villes ou des quartiers truffés de terroristes, d’où étaient tirés des missiles, jusque dans des hôpitaux et des écoles. Aujourd’hui la chose est avérée dans la guerre contre Daesh, puisque la méthode semble généralisée chez ces criminels, qu’ils soient au nord d’Israël ou à Gaza, de toujours s’abriter au cœur des populations civiles, sachant très bien qu’Israël ne pourra jamais se permettre de les atteindre au risque de tuer ces populations vulnérables.

Notre parachah le montre clairement : c’est en temps de guerre qu’il faut sauvegarder ses valeurs pour le temps de la paix, lorsque le combattant retournera dans son foyer, lorsqu’il retrouvera sa vie familiale et sociale. Il devra résister à la tentation de se comporter en conquérant, en vainqueur à qui tout serait permis, et garder sa sagesse et sa raison.

C’est pour ternir cette noble image que nos ennemis et les nations qui les soutiennent, tentent désespérément d’accabler nos soldats de toutes sortes de méfaits imaginaires. Même lorsqu’ils ne font que se défendre légitimement, on les accuse de représailles démesurées ou disproportionnées, de s’en prendre à des innocents sans distinction.

Il est bien connu qu’aucune guerre n’est propre, mais celles que mène Israël ne sont pas sales : elles sont justes et justifiées, n’en déplaise aux nations cupides.

Michaël 24/09/2016 02:26

TSAHAL est l'armée la plus éthique au monde. Elle est un exemple dont devrait s'inspirer les armées des autres nations... y compris occidentales ! Que D. bénisse Israël et Tsahal, et protège ses hommes et ses femmes.

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