Jusqu'où tombera l'Europe?

  • Mordekhaï BENSOUSSAN
Jusqu'où tombera l'Europe?

Les chaînes de télévision et internet nous servent en longueur de journée l’hécatombe syrienne, le massacre d’une ville, Alep, autrefois la deuxième ville du pays. Le dictateur syrien, aidé de la Russie et de l’Iran, extermine sa population, sans aucune distinction, empêchant même les organismes humanitaires de venir la secourir. A l’autre bout de la terre, à l’ONU, l’occident s’en émeut par des discours alarmistes, des déclarations pathétiques. La France, passée maître dans ce type de condamnation, déclame par la bouche de son ministre des Affaires étrangères ou de son ambassadeur, son horreur devant les « crimes de guerre » qu’elle veut faire juger au TPI. L’occident s’émeut mais ne fait rien. L’Amérique d’Obama, totalement incapable, s’écrase devant le tsar du Kremlin qui semble faire ce que bon lui semble, narguant l’Occident, toisant le monde de son regard narquois et poursuivant son implantation au Moyen Orient, supplantant une Amérique fuyarde et déconfite sous la conduite d’un Président incapable, sur le départ. La couardise de l’Europe et la retraite honteuse des Etats Unis laissent une très large avenue aux pistoleros et aux voyous arrogants de Moscou et de Téhéran. Le dictateur syrien n’a pas de soucis à se faire et il peut continuer à tuer et à massacrer tranquillement, avec l’aide de ses « alliés ».
Il doit bien s’amuser en poussant les millions de migrants loin de ses frontières, se débarrassant de toutes ces bouches à nourrir et de ces rebelles potentiels. C’est à l’Europe stupide de se casser la tête pour les accueillir et les caser dans sa population jusqu’à provoquer la saturation et l’exaspération. Il n’en a cure lui, trop occupé à vider son pays et à le morceler jusqu’à en faire une peau de chagrin. Bientôt il n’y aura plus que Damas en Syrie, mais qu’importe, il sera seul mais président d’un pays fantôme.
La France a plus que d’autres, mal au cœur devant ce spectacle, car c’est elle qui avait reçu en héritage la Syrie et le Liban, après les accords de Sykes-Picot, en Mai 1916, il y a tout juste un siècle. L’influence française n’est plus qu’un souvenir, et de surcroit, la Syrie se comporte comme un état nazi pratiquant un véritable génocide sur son peuple, y compris par l’utilisation d’armes chimiques ; de quoi faire des bleus à l’âme de la France… Les déclarations de ce qu’il est plus que jamais justifié d’appeler « ce machin » en parlant de l’ONU, sont lettres mortes, totalement infructueuses et dépassées, provoquant sans doute l’hilarité des russes et de leurs acolytes. L’Occident est impuissant parce qu’il est soucieux de quelques règles humanitaires, de quelques valeurs éthiques qui l’empêchent d’agir efficacement. Ainsi, il lui est impossible d’intervenir militairement parce qu’il craint pour les vies de centaines de milliers de civils au milieu desquels se cachent les « rebelles ». Ce qui n’est pas du tout le souci de Assad et consorts qui n’hésitent pas à raser des quartiers entiers, sous les bombes au phosphore, dans lesquels effectivement se cachent leurs ennemis, tuant au passage tout ce qui y vit. Les médias ne savent que transmettre les images de ces pauvres civils et de ces enfants tués, enfouis sous les décombres, sans rien dire de ces rebelles qui ont provoqué ce massacre par leur seule présence. Il est vrai que c’est une méthode typiquement arabe, de se cacher au milieu de la population civile, comme l’a dénoncé Israël des dizaines de fois. Le Hamas de Gaza agit strictement de la même façon ; le Hezbolah libanais, de façon identique, car ils ne sont pas capables de mener une guerre conventionnelle d’armée contre armée.
La seule différence, et elle est de taille, est que là, en Syrie, c’est une armée arabe qui bombarde des villes et des villages arabes, tuant des populations arabes : il n’y a donc rien à dire. Lorsqu’Israël attaque, en prenant d’infinies précautions, Gaza ou le sud Liban, c’est le monde entier qui crie à l’aide, et particulièrement l’ONU qui démontre aujourd’hui sa pitoyable incapacité.
Et Israël dans tout ce fatras ? Il regarde et observe, avec sagesse et pondération, une guerre sans merci qui se déroule à sa frontière nord, en se disant que pour une fois, il n’est pas impliqué dans le conflit. Il doit aussi sans doute se dire, en regardant le spectacle navrant de l’impuissance occidentale : heureusement que nous ne nous somme jamais fiés à ces gens là ; où serions-nous aujourd’hui ? Israël est fort, très fort et puissant, et il dissuade largement toutes les velléités de ces voisins malfaisants qui auraient bien voulu en profiter pour pousser un plus vers le sud, en direction d’Israël. Grand mal leur en prendrait … Au-dessus d’Israël veille Le Gardien d’Israël Qui « ne somnole ni sommeille ».

Michaël 27/09/2016 22:52

Comme toujours, votre analyse de la situation est d'une implacable lucidité... Hélas !

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