La polémique enfle ....

  • Mordekhaï BENSOUSSAN
La polémique enfle ....

Le massacre de Nice ne sera plus désormais observé comme les attentats meurtriers précédents, en France. Quelque chose s’est passé, un ressort s’est brisé et l’opinion publique, la population semble ne plus être disposée à continuer à subir des centaines de morts, sans broncher ; à se mettre au garde à vous en entonnant la Marseillaise dans des cérémonies officielles, sans redire, simplement parce que les responsables politiques proclament l’unité et la dignité devant les morts et les blessés. Deux cent cinquante morts en huit mois : trop, c’est trop ! Le peuple réclame à présent des comptes. Ceux qui se font massacrer, sont dans la rue, et ceux qui donnent des leçons de civisme et de dignité, sont à l’abri dans leurs bureaux cossus, dans les palais de la République. L’omerta est finie : les langues se délient et désignent les responsables, qui sont aussi les coupables. Dans aucun pays, dans aucune démocratie, les chefs politiques en charge des secteurs du renseignement, de la police et des services de sécurité intérieure, ne seraient restés en place après deux hécatombes du type du 13 Novembre 2015 et du 14 Juillet 2016 : ça n’est pas possible ! Cela n’est pas acceptable ! Et l’on nous promet encore des attentats et des morts : on croit rêver ! Quelle outrecuidance inadmissible ! Le premier devoir de l’Etat est d’assurer la sécurité de sa population, pas de lui prédire mort et destruction. Il y a quelque chose qui ne va pas au royaume de France, et les terroristes en profitent.
De plus, et cela est encore plus révoltant, on a l’amère impression qu’on nous ment, qu’on nous ballade à tous les niveaux : sur le nombre de morts, sur le nombre des blessés, sur les conditions de sécurité, sur les responsabilités des uns et des autres. Mais on est dans une république bananière ou quoi ? Les parents éplorés qui cherchent à avoir des nouvelles de leurs proches se voient refuser l’accès de l’hôpital ; les parents qui recherchent leurs enfants ne savent pas où chercher, sans personne pour les aiguiller. De source sûre, parmi les cinq blessés juifs figurant dans la centaine de blessés, une dame est décédée : pourtant, le nombre de morts n’a pas varié, scotché sur le chiffre 84. Pouvez-vous expliquer ce tour de passe passe ? Les instructions doivent être strictes pour ne pas grossir le nombre de morts : cela fait sale sur le tapis… Et que dire des disparus qui ne sont répertoriés ni parmi les morts, ni parmi les blessés ? Et pourquoi sont-ils considérés comme disparus ? Parce que l’on n’a même pas retrouvé leurs corps. Des témoins visuels parlent de membres sautant tout autour du camion fou, de corps broyés sous les roues. Qu’en reste-t-il ? Arithmétique macabre manipulée par des pouvoirs publics plus qu’embarrassés, plus que responsables.
La pire des calamités, pour un chef, est de ne pas reconnaître sa faute, humblement. La pire des catastrophes qui puisse s’abattre sur la France, aujourd’hui, serait qu’elle ne tire aucune leçon de tous ces morts, disparus pour rien. Que les politiciens de tous bords, continuent de se figer aux notes de la Marseillaise, et déclarent qu’ils ont tout fait comme ils le devaient, qu’ils n’ont rien à se reprocher, et la France ira loin… et les morts continueront de tomber….

Michael 22/07/2016 06:07

Certains politiciens ont déclaré (une grande première !) que la France devrait s'inspirer d'Israël pour tout ce qui concerne la sécurité des populations et de la lutte contre le terrorisme. Certes. Mais la France pourrait également s'inspirer utilement de l'éthique israélienne. Pour Israël, la défaite dans sa lutte incessante contre les terroristes n'est pas une option envisageable car elle aboutirait à sa destruction totale. Tant que la France ne manifestera pas concrètement une même détermination, elle continuera à perdre chaque jour un peu plus de terrain face aux terroristes.

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