QUARANTE ANS DEJA … ENTEBBE !

  • Mordekhaï BENSOUSSAN
QUARANTE ANS DEJA … ENTEBBE !

Dans la somnolence des vacances et le fracas des actes de terreur, on a passé sous silence, en France, le quarantième anniversaire d’un évènement majeur de l’Etat d’Israël : l’opération ENTEBBE, dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 Juillet 1976, en Ouganda. Qui ne fut pas béat d’admiration, pour les uns, et fiers de notre pays Israël, pour les autres.
Les faits sont connus : des livres ont été écrits par des professionnels du journalisme, des documentaires ont été réalisés, pour décrire l’opération dans le détail du détail. D’ailleurs, un nouveau film documentaire vient d’être réalisé par l’écrivain cinéaste Jacques TARNERO, justement pour marquer les quarante ans de ce qui fut considéré dans le monde entier, comme l’expression la plus extraordinaire du génie et de la témérité d’Israël.
Ce qui décida les responsables israéliens, c’est la sélection que les terroristes du funeste FPLP, qui comptaient 2 allemands de la bande à Baader, firent parmi les passagers du vol Air France 139, en séparant les israéliens et les juifs des autres : encore comme avant … Les commandos d’élite de Sayereth Matcal, des Golani et des paras, au nombre de 200 en tout, s’envolent dans des Hercules sous le commandement de Yoni Netanyahou et Moki Betser, sous la supervision du général Dan Shomron. Une opération de commandos menée à 3900 km des frontières d’Israël : impensable ! Après une attaque surprise qui n’aura duré qu’une demi heure, les hommes de Tsahal libèreront la centaines d’otages avec l’équipage d’Air France. Malheureusement, Israël déplorera la mort du chef du commando, le commandant Yoni Netanyahou, frère de l’actuel Premier Ministre d’Israël. Dès que la nouvelle se répand, une foule en liesse accourt à l’aéroport de Lod pour accueillir en héros les soldats et les civils. Il faut préciser que le pilote de l’airbus, Michel Bacos, ainsi que tout son équipage, ont eu le courage de rester avec leurs passagers mis de côté parce que juifs, alors que les terroristes leur avaient proposés de s’en aller avec les autres passagers libérés. Ce même commandant répondra à un journaliste, à son arrivée à Paris, qui lui demandait comment il avait su que c’étaient des soldats israéliens qui intervenaient : « Et qui d’autre auriez-vous pensé que ce fut ?! ». Tout est dit ! Cette réponse cinglante ne plut pas du tout au locataire de l’Elysée de l’époque : le Président Valéry Giscard d’Estaing, et c’est précisément là que le rappel des faits, quarante ans après, dans le contexte actuel de terrorisme, prend toute son importance. Ce Président qui n’a jamais montré la moindre sympathie pour Israël ou pour les juifs, s’était totalement déjugé avec sa morgue habituelle, en voyant de haut ce fait militaire exceptionnel, qu’aucune armée au monde n’aurait été capable de réaliser, évidemment pas l’armée française. En saluant la libération des otages, sans aucune mention sur les libérateurs, il s’était clairement disqualifié aux yeux d’Israël et du monde. La France était à l’époque tellement soumise aux pays arabes producteurs de pétrole, tellement aplatie dans sa politique pro arabe, qu’elle n’eut même pas la reconnaissance primordiale vis-à-vis d’Israël qui a libéré ses ressortissants des mains des terroristes. La presse gauchiste d’alors, avait même fustigé « l’attaque impérialiste israélienne contre l’Ouganda » ; le dictateur Idi Amin Dada devient le pauvre agressé : effarant ! Bel exemple de lucidité de la politique extérieure de la France ! En fait, c’est l’héritage politique de cette absence totale de courage et de cette obsession capitularde du Quai d’Orsay à l’endroit des palestiniens, qui explique la situation catastrophique de la France dans les attaques terroristes dont elle est victime. Cette attitude consternante de la France, qui consistait alors à légitimer tout simplement le terrorisme et à délégitimer Israël dans son combat précurseur, explique largement les égarements politiques qui conduisirent la France et l’Europe, dans l’impasse terroriste dans laquelle elles se trouvent : à force de jouer avec le feu …
Giscard fut un piètre président en ce domaine, continuant ce qu’avaient entamé ses prédécesseurs, De Gaulle et Pompidou, en décrétant l’embargo sur les armes à destination d’Israël, et en vendant et en armant sans vergogne les ennemis directs d’Israël : la Lybie et ses Mirages, l’Irak et sa centrale nucléaire, geste d’un certain Chirac pour son ami Saddam Hussein et j’en passe.

Au lieu de clamer son admiration pour l’armée d’Israël qui avait accompli un coup de maître pour libérer des citoyens français, que son armée et lui furent incapables ne serait-ce que d’envisager, le fier et prétentieux Giscard se fend d’un communiqué hautain « qui se félicite de la libération des otages français » ! Quelle stupidité lamentable ; que ingratitude dictée par cette malheureuse politique française au Proche Orient !
Mais cette froideur imbécile n’enleva rien à l’extraordinaire courage et à l’audace de l’armée israélienne qui, une fois de plus, accomplit l’impensable, tout en gardant la victoire modeste qui sied aux grands. Le monde entier comprit qui était Israël, et qu’aucun lieu au monde ne serait trop loin pour son élite pour délivrer ceux de son peuple. Celui-ci retrouva instantanément sa force et sa joie de vivre, son moral très éprouvé avec le massacre de ses athlètes aux jeux olympiques de Munich, en 1972, là encore à cause de l’incompétence terrifiante de la police allemande. Sans oublier la difficile guerre de Kippour, en Octobre 1973, qui laissa les israéliens très amers et quelque peu sonnés, malgré leur victoire incontestable.
Les seuls français qu’il y aurait à féliciter chapeau bas, sont bien sûr les hommes et les femmes de l’équipage et de leur commandant, qui ont choisi, au péril de leur vie, de rester auprès de leurs passagers, refusant de se soumettre à la ségrégation sélective imposée par les maudits terroristes. Bravo pour eux : ils ont sauvé l’honneur de la France. Ce que leur président était loin d’avoir fait.
Et bien sûr, comme on dit en Israël : kol hakavod leTsahal !

Michaël 23/08/2016 04:43

Pour ceux qui le souhaitent (et le peuvent), il existe une manière de rendre hommage à Tsahal : le service volontaire SAR'EL (https://tsahal.fr/informations-pratiques/rejoindre-tsahal/programmes-de-volontariat/#Sar'el).

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